Le Majhong se joue de 2 à 4 joueurs. Il se compose - tout dépend des règles utilisées - de 136 à 144
tuiles (au Japon, on utilise en général 136 tuiles).
Il y a 3 catégories basiques de tuiles numérotées :
Chacune de ces catégories est rangée numériquement de 1 à 9 en 4 séries.
Il y a 2 sortes de tuiles de « lettres » :
L’ajout de tuiles de Dragon à une main va automatiquement en augmenter la valeur.
Au début du match, les tuiles sont mélangées et placées en carré sur la table avec 17 ou 18 tuiles par
côté et empilées sur 2 niveaux.
Les dés sont ensuite jetés pour décider celui qui aura 14 tuiles (les 3 autres auront 13 tuiles) et leur
place autour de la table. (On leur attribue les points cardinaux Nord, Sud, Est, Ouest).
Le joueur qui a les 14 tuiles sera considéré comme le donneur (le Père). Qu’importe le point cardinal du donneur, la tuile du Vent correspondant se verra attribuer une valeur bonus. Chaque joueur peut être le Père 1 à 4 fois selon les règles que l’on utilise.
On change de Père entre chaque manche, en tournant dans le sens des aiguilles d’une montre. Quand tout le monde a été le Père, le tour s’achève. Les joueurs tirent alors chacun leur tour, une tuile dans la « Colline » et essaient de faire une ultime main gagnante.
Un joueur peut « appeler » une tuile défaussée par un autre joueur (au moment où il la jette), à condition qu’il puisse compléter une main de 3 combinaisons de tuiles (brelans ou suites).
Bien qu’il soit possible de « chanter » Pon (prendre une tuile défaussée pour former un Brelan) et Kan
(chanter pour réaliser un carré de tuiles) pour les tuiles de n’importe quel joueur, il n’est possible
de chanter Chi (pour former une Suite) que pour la tuile jetée par la personne qui est jute avant vous
dans le déroulement du jeu.
Une main, pour être complète et donc gagnante, doit être composée de cinq combinaisons, c'est-à-dire
quatre parmi les Suites, Brelans ou Carrés, plus une Paire obligatoire (la « Tête »).
Mahjong = 4 combinaisons + 1 paire
On attribue plus ou moins de points aux différentes combinaisons. Si une main est complétée à la suite
d’un chant, le joueur qui s’est défaussé de la tuile devra payer la valeur de la combinaison au gagnant.
Si une main est complétée en tirant une tuile de la « Colline » le paiement est divisé uniformément :
Un aspect important du jeu, qui n’existe que dans le Mahjong japonais, c’est la tuile « Dora ». C’est
une tuile qui est retournée sur la « Colline » et qui permet d’attribuer plus de valeur à la tuile qui
la suit.
Par exemple, si l’indicateur de « Dora » est un 5 de Bambou, alors chaque 6 de Bambou apportera des
points bonus.
De plus, une main contenant une tuile suivant l’indicateur de « Dora » se verra attribuer un « Han »
supplémentaire (aura plus de valeur).
Attention : Le « Dora » ne suffit pas au « Han » minimum pour qu’une main soit gagnante. Le « Dora »
n’est
donc qu’un facteur bonus.
Pour la plupart des termes de Mahjong, la prononciation japonaise sera utilisée (Sauf Bambou, Monnaie
etc. pour une meilleure lecture). Il y a des termes officiels utilisés dans la version américaine du
Mahjong en accord avec les règles de Wright-Patterson, mais il y a aussi des termes spécifiques qui
n’existent que dans le Mahjong japonais. Pour éviter les confusions, seuls les termes japonais romanisés
seront utilisés. Si vous voulez apprendre la version chinoise du jeu, demandez à un chinois.
Essayez d’y jouer. L’apprentissage est un peu long et difficile, mais c’est vraiment très amusant quand
on sait y jouer.