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| Don-Yool |
Jan 5 2008, 15:17
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#21
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Es-tu le seul survivant du mouvement dadaïste ?
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| Zekka |
Jan 8 2008, 10:16
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#22
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Es-tu le seul survivant du mouvement dadaïste ? To be or not to be.... -------------------- Anno vaincra!
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| Don-Yool |
Jan 12 2008, 20:48
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#23
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L'ami wiki nous apprend que le dadaïsme, dit aussi dada, est un mouvement intellectuel, littéraire et esthétique qui, entre 1916 et 1925, se caractérisa par une remise en cause, à la manière de la table rase, de toutes les conventions et contraintes idéologiques, artistiques et politiques.
Il y a quelques jours, j’ai lu cette phrase magnifique d’Hugo : "Sans le "a", Paris est pris " et de partager avec lui l'idée que "le mot est vivant". Le secret des mots, leur alchimie, leur combinaison, leurs tiroirs à double-fonds, leur face cachée, leurs contradictions. On peut faire tout ce qu’on veut avec des mots. On peut toujours avoir raison, à condition de savoir argumenter de manière cohérente... Tous les despotes gagnent la confiance des peuples grâce à leur talent oratoire. Le pouvoir des mots fait peur" (je pense avoir déjà dit ceci). Dans les bouquins sérieux, on appelle ce que je viens de faire une "pirouette didactique". Elle est magnifique, non ? Zrf, je t’écoute. -------------------- ![]() |
| Zrf |
Feb 11 2008, 12:59
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#24
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Les circonstances ne me permettent pas de faire un discours , je ne répondrais donc pas vraiment cette fois-ci.
Aujourd'hui je proposerai simplement les écrits d'une personne méritant une place d'honneur en ce cénacle. Sous vos applaudissements, voici venir Asp explorer. Ses écrits parleront mieux que moi, vous les trouverez sur cette page. Un minimum de connaissances en jeux de rôle est un petit plus, mais que cela ne vous freine pas. Essayez donc "Les Prodigieuses Aventures de Bralic" pour commencer, la suite ne tient qu'à vous. En espérant avoir quelque peu comblé le vide du vendredi de notre pauvre Lilium face à sa calculette récalcitrante, je vous souhaite une bonne lecture. -------------------- Inventeur patenté de la Discuthion ©Juin 2007 Grand Maître de la Discuthion ©Juin 2008 |
| Lilium Texas Ranger |
Mar 4 2008, 10:15
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#25
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Hum... Le temple est fermé pour rénovations ?
* Lilium sort en vitesse ni vu, ni connu... On ne m'a jamais vu ici ! -------------------- ** This message has been approved by the DYOASAS. **
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| Zrf |
Apr 23 2008, 11:35
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#26
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La merveilleuse histoire de l'année tournée
(ou "Ça me prend toujours autant de temps pour écrire des conneries structurées que c'est la misère d'en avoir si peu pour amuser les lecteurs assidus et émerveillés par un talent bien quelconque en somme") En des temps lointains, "Encore !" direz-vous, mais cela ne peut être hier puisque cela n'est pas dans les journaux. En des temps lointains, disais-je, trois factions s'affrontaient. "Classique !" rétorquerez-vous, comme vous êtes si au fait des événements, je vous laisse raconter. ... ... ... Apparemment je vais pourvoir continuer, j'espère ne plus être interrompu par des interruptions interrompantes d'interrupteurs interrompants. Je laisse le temps aux savants inopportuns de quitter l'assemblée, merci d'être venus. Bon, on va peut-être y arriver maintenant. En des temps lointains, trois factions s'affrontaient. Nous avions donc les Jovicoussiens, les Jovipaellistes et les Jovinelloniers. Ces trois factions avaient le jeudi comme jour saint et telle était la source de leur affrontement. Le Dogme des Jovicoussiens imposait de manger le Saint Couscous en ce jour, celui des Jovipaellistes, la Sainte Paëlla et celui des Jovinelloniers, les Divins Cannelloni. Les affrontements durèrent dans années, pendant lesquels chacun essayait de convaincre ses adversaires que sa religion était la meilleure, culinairement parlant, car pour le reste les dogmes étaient les mêmes. Et miracle de la logique, les affrontements n'avaient lieu que le jeudi (j'en vois un qui se demande pourquoi, que ses voisins lui expliquent). (Ouvrons une petite parenthèse pour expliquer un peu le mot adversaire dans ce contexte particulier. La construction est fort frustre, comme pour tout se qui provient d'un passé lointain : Ad + Versaire. Ces deux mots étaient eux-même empruntés à une langue encore plus ancienne d'un empire oublié. Ad = Celui, Versaire = tourné (tiré du participé passé versus du verbe vertere). La traduction la plus juste est donc, "celui qui doit être tourné" (sous-entendu vers ma religion qui est la meilleure & co.). Voici la fin de la parenthèse : ) De guerre lasse, les Jovinelloniers décidèrent qu'ils s'en fichaient et laissèrent les Jovicoussiens et les Jovipaellistes s'étriper joyeusement, ce qui est la source reconnue de l'invention de l'andouille et de l'andouillette mais c'est une autre histoire. Cette politique de neutralité leur a, d'une certaine manière assuré la victoire, vous allez voir pourquoi. Libérés de la possible alliance entre les deux factions "à tourner", les Jovicoussiens et les Jovipaellistes s'affrontèrent de plus belle, au point que leur communauté respective diminuait drastiquement. Et les jeunes se détournant de plus en plus de la religion ma pauvre dame, ils ne respectent plus rien et c'était mieux avant, une réunion de crise fût initiée. Personne ne voulant céder sur le jour saint, un Jovinelloniers avisé qui servait d'arbitre neutre parce qu'il n'y avait personne d'autre c'est la misère on ne trouve plus de petit personnel qualifié ô malheur, désespéré par tant de bêtise (c'est bon, vous arrivez à suivre ?), proposa aux deux autres factions de décaler leur calendrier respectif, ainsi les jeudis ne tomberaient plus le même jour. Un tirage au sort eu lieu pour déterminer qui avancerait son calendrier et pour compenser l'autre faction reculerait d'un jour. Depuis ce jour, il n'y a plus d'affrontement, chacun pouvant manger son plat saint le jour saint dans n'importe quel établissement de restauration, lesquels furent heureux de cette simplification des menus que c'était vraiment la galère de ne pas se faire retourner le jeudi car il y a toujours un con qui comprend rien à la religion et au jour saint qui est le même mais pas pareil que faut être con pour ouvrir le jeudi mais qu'on a pas le choix sinon les autres jours plus personne ne vient ma pauvre dame on est pas aidés. Chronologiquement nous avons désormais dans ces établissements : Le jeudi (calendrier paelliste) - Plat unique : Paëlla Le jeudi (calendrier nellonier) - Plat unique : Cannelloni Le jeudi (calendrier coussien) - Plat unique : Couscous Le jour de la conciliation est désormais célébré par les trois factions, mystère divin, c'était un jeudi (oui, encore, mais ce n'est pas de ma faute). Ce jour fût appelé anniversaire (l'année du tournoiement, sous-entendu des calendriers - prenez un dictionnaire étymologique si ça vous intéresse de savoir qu'il y a Annus + Versus là-dedans) et chaque année il est fêté par tous. Vous connaissez désormais l'origine de cette tradition outrageusement emmerdante au possible (l'auteur est seul responsable de ses propos et il assume complètement) et de la semaine des trois jeudis (bah oui, avec les décalages de calendriers le jour est fêté trois fois - l'extension à quatre est une autre histoire). Je vous passe les autres reliquats qui sont arrivés jusqu'à nous, "Tiens voilà mon coussien", "Regarde ce Paëlltoquet" et j'en oublie. Disclamer : Toute ressemblance avec un quelconque chapitre des "Merveilleuses aventures de Kalon - Livre 11" serait purement volontaire. Voyez-y une incitation à lire ces fabuleux écrits, profitez, c'est gratuit et ne dépend pas du cours d'une quelconque monnaie qui dégringole ou d'une matière première qui flambe. Toute personne qui trouverait un lien avec le récent anniversaire d'une divine personne serait étonné par la justesse de sa réflexion. Pour quelques informations sur la semaine des quatre jeudis : Et 1 Et 2 Et 3 Et 4 -------------------- Inventeur patenté de la Discuthion ©Juin 2007 Grand Maître de la Discuthion ©Juin 2008 |
| Zrf |
Jun 2 2008, 12:10
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#27
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Ma réponse sur la Dadaïsme est en train de germer, mais il faut le temps que ça pousse donc il faudra patienter.
En attendant cet instant de futur bonheur Don-Yoolesque... Où l'on parle de... à vous de deviner Aujourd'hui intéressons-nous à une période troublée de l'Histoire, une de ces période où la ferveur religieuse était à son paroxysme. C'était une période charnière, celle où l'Apocalypse était attendue avec pour conséquence le jugement dernier qui doit décider du devenir de tous. Pour ceux qui n'auraient pas encore deviné, il s'agit de l'année 999 qui, tout le monde l'aura noté, est l'exact inverse de 666 autre année particulièrement propice mais qui ne sera pas abordée ici. En cette année donc, la ferveur religieuse connût un paroxysme extraordinaire grâce à l'arrivée annoncée de l'an 1000. Chacun se devait de sauver son âme, et, les phénomènes de mode existants déjà, cela se traduisît par un engouement généralisé pour la peinture en général et les représentations religieuses en particulier. Simple rupin, riche marchand, heureux serf, tout le monde s'adonnât joyeusement à l'art peinturlurant avec plus ou moins de bonheur, s'attirant parfois les quolibets de ses concitoyens mais tout le monde sait que c'est l'intention qui compte et que Dieu reconnaitra les siens. Une telle ferveur populaire et généralisée entraînât fort logiquement une demande accrue en peintures en tous genres et le spectre ô combien affreux affreux affreux© de la pénurie se profila bien vite, incitant à faire des réserves de matières teintantes pour ne pas être en reste et prouver sa ferveur. C'est là qu'intervînt un homme au demeurant ordinaire, mais qui eu une idée qui révolutionna lézards. J'en vois qui ouvrent de grands yeux devant cette orthographe peu orthodoxe, pour une fois je vous laisse chercher et discuther de ce point, je ne vais pas faire tout le boulot non plus. Cet homme réussi la prouesse d'inventer une pâte colorante qu'il suffisait de délayer avec de l'eau. Cette pâte fût nommé Gouache, du nom de son inventeur et elle permit à tout un chacun de s'adonner à son art peinturluresque à Loisir et à Foison, deux villes ayant malheureusement disparues depuis longtemps. Pour votre culture, Maître Gouache, comme on l'appelât par la suite, habitait Foison. La diffusion de cette invention fût d'une rapidité jamais égalée à ce jour, comme jamais ne le fût le nombre de croutes peintes à cette période. D'ailleurs le mot Gâcher est en fait un dérivé de Gouacher, car il y en a eu des trucs idiots de peints pour rien qu'il a fallu jeter (vous noterez au passage que pour une fois l'accent circonflexe ne représente pas un s disparu mais un ou). Cette année fût habilement nommée par les historiens avisés "L'An Gouache" et ils en profitèrent pour appeler l'état d'inquiétude spirituelle de cette période "Angoisse", faisant une habile référence croisée qui malheureusement s'est perdue avec le temps. Pour la petite histoire, cet engouement gouachistique n'a que peu perduré après l'arrivée de l'an 1000 et la flagrante absence d'Apocaplypse. Comme je sens que la suite ne vous intéresse pas (et je n'ai pas envie de l'inventer à votre place), j'arrêterai là. -------------------- Inventeur patenté de la Discuthion ©Juin 2007 Grand Maître de la Discuthion ©Juin 2008 |
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Jun 23 2008, 16:11
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#28
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La pirouette didactique du dadaïsme
(Ou comment ne rien dire avec un talent certain voire un certain talent) Après relecture de la prose de l'ami don-Yool, je ne puis qu'être d'un avis similaire (comme je ne poisse pas, même si la poisse a tendance à me coller ces temps-ci, je ne peux dire adhérer). Soyons fous, amusons-nous un peu avec cette pirouette didactique et le pouvoir de ces deux mots en apparence simples. Première étape, utilisons un quelconque dictionnaire pour initier la réflexion. * Pirouette : Jouet composé d'un disque de bois que l'on fait tourner autour d'un pivot passant en son centre. * Didactique : Qui vise à instruire. * Instruire : Former l'esprit, la personnalité de quelqu'un par une somme de connaissances liées à l'expérience, à la vie, aux événements. Conclusion, une pirouette didactique est un "jouet composé d'un disque de bois que l'on fait tourner autour d'un pivot passant en son centre pour former l'esprit, la personnalité de quelqu'un par une somme de connaissances liées à l'expérience, à la vie, aux événements". De cette manière, la pirouette didactique en est une elle-même, renforçant son propre sens et son propre poids. Il ne manque plus qu'une photo pour ajouter un choc théoriquement salutaire. Le slogan "Le poids des mots, le choc des photos" appliqué à la pirouette didactique serait... à vous de le dire, je ne vais pas imaginer tout seul dans mon coin. Sans transition aucune intéressons-nous au mot Dadaïsme, décomposons-le jusqu'à obtenir la substantifique moelle chère à François Rabelais. Que découvrons-nous derrière ce simple mot ? [Le] Dada il se meut. Utilisons à nouveau un dictionnaire quelqconque (le même pour l'occasion) et que trouvons-nous ? Dadaïsme : L'école, le mouvement dada. Le mouvement dada / Le dada il se meut, la boucle est bouclée et une nouvelle pirouette didactique se révèle à vos yeux ébahis. Poussons le vice et un peu pour obtenir sans effort la pirouette didadaïctique qui, vu vos mines effarées, commence à vous faire douter de ma santé mentale. Et pourtant, grâce au dictionnaire quelconque (qui se révèle très utile aujourd'hui), sortons du chapeau... Dada : Mouvement artistique, [créé en 1916,] protestant par la dérision et l'irrationalité contre l'absurdité universelle. Je vous laisse [réfléchir] sur cette dernière pirouette didadaïctique et vous quitte vous abandonnant à votre faim de connaissances liées à l'expérience, à la vie, aux événements. -------------------- Inventeur patenté de la Discuthion ©Juin 2007 Grand Maître de la Discuthion ©Juin 2008 |
| Don-Yool |
Jun 23 2008, 19:05
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#29
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En ce moment, Zrf, refait la même démarche que certains mouvements littéraires, et sans le savoir, élargis un cercle pour créer une sorte de confrérie de la périphérie... Le surréalisme, le dadaisme avaient une fonction d'art engagé, alors c'est sûrement possible pour notre cercle aussi. Pas forcément un pouvoir en tant que porte-parole, pas de leadership à défendre, fermement et définitivement, sinon que de développer nos quelques idées, les propager.
Pour moi, le mot... le rap aussi (oui, j'écoute du rap) est un art du palimpseste... Les textes de l'ami Zrf avancent masqués, "camouflés de l'intérieur", parlant une langue qui "veut tout dire et tout cacher", tel l'argot des "Misérables". Amateur d'anagrammes, il planque les mots sous les mots, pour leur faire passer les frontières, ni vu ni connu, avec la fausse désinvolture d'un porteur de mots-valises. La pirouette didactique du dadaïsme, un sujet "transgénérationnel" -------------------- ![]() |
| Kashi`San |
Jul 8 2008, 01:19
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#30
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Je reprends du service tranquillement, mais sûrement, avec ni plus ni moins que ma langue maternelle comme source d'inspiration. Je conserve le fil des discuthions, car jouer sur les mots est une de nos spécialités à nous, les Québécois.
Laissez-moi donc vous introduire à la langue dite québécoise, dérivée de la langue française "internationale", formellement baptisée le "Joual", dans l'intention de faire naître en vous une fraternité plus profonde à notre égard. Nos racines sont vos racines... ne l'oublions pas. Débutons par un brin d'histoire... Dans les années 1400, suite à la demande du Roi de l'époque, des bateaux en provenance de la France (et également de l'Angleterre, du Portugal et de l'Espagne, mais passons...) partirent voguer au loin sur l'océan, remplis de Colons, à la recherche d'or, d'épices, de nouvelles ressources exploitables pour la France et d'une seconde route en direction de l'Inde. Faute d'avoir réussi, ils ont navigué jusqu'au premier bout de terre visible qu'ils ont nommé le Nouveau Monde, puis enfin la Nouvelle-France, suite à la colonisation française du terrain officiellement exploitable (nous sommes rendus dans les années 1600 désormais), qui ne fut pas de tout repos d'ailleurs, en considérant leurs multiples représailles contre les Anglais, ainsi que les traités de paix imposés en raison de leurs défaites au fil des années. Je vous épargne les détails, autrement je consacrerais des heures, voire des jours entiers à rédiger et à retranscrire les faits historiques ; vous comprendrez que c'était uniquement dans l'optique de vous mettre en situation et de vous remémorer que tout débuta grâce aux voyages des grands Explorateurs d'autrefois. Toutefois, gardez bien à l'esprit que les Français qui sont maintenant des Québécois n'ont jamais cédé sous la pression et qu'ils ont conservé leurs attachements à la France jusqu'au bout, même au risque d'en perdre la vie, dont une des choses les plus importantes et qui, sans l'ombre d'un doute mérite d'être mentionnée, je parle bien évidemment de la langue française. Poursuivons maintenant avec le français québécois en évoquant (et en me permettant d'en discuther) d'abord ses caractéristiques. Le joual ne se transcrit point. En effet, les linguistes ou les écrivains qui s'efforcent de l'écrire doivent recourir à des translittérations phonétiques, la plupart du temps très semblables à la phonétique elle-même. De plus, beaucoup de mots sont empruntés de l'anglais et sont soit transformés, soit utilisés tel quel en tant que verbe, adjectif, adverbe, nom, voire même comme pronom ! Cela devient donc parfois très ardu pour un Français d'entretenir une conversation avec un Québécois, car l'adaptation est grande, et je le conçois parfaitement. Or, avec une ouverture d'esprit digne de ce nom, de la patience et quelques connaissances, on en vient à bout et n'importe qui prendrait plaisir à parler cette langue qui n'a cessé d'évoluer et de se transformer ! Voici quelques exemples de changements au niveau du parlé avec, entre autres, le verbe avoir et quelques autres : Vous pouvez donc constater par vous-mêmes les différences, en prononçant le tout à haute voix. C'est également une question de rapidité ces modifications dans le parlé, car en effet, les Québécois parlent vite de façon générale, ils ont donc condensé plusieurs mots, transformé, allégé, voire effacé, pour conserver uniquement l'essentiel à la compréhension. Par ailleurs, ne pas mentionner les jurons, sacres typiquement québécois, serait omettre un énorme aspect du Joual. Ils ont été empruntés du vocabulaire liturgique catholique-romain. La religion était omniprésente à l'époque ; les Québécois s'y sont accroché désespérément, espérant qu'elle serait la délivrance à tous leurs maux. C'est la principale raison qui explique pourquoi aujourd'hui les sacrements font partie intégrante de la langue québécoise et qu'ils ne sont pas prêts de disparaître, tels des gravures faites dans la pierre, posée sur un socle solide et renforcée davantage avec le temps. Sans également oublier de dire, bien entendu, que nous avons conservé énormément de mots réputés aujourd'hui comme étant "archaïques" pour vous, de par leur sens et leur utilisation :
Je finalise ce récit en vous rappelant que, cette année, Québec fête son 400ème anniversaire, et en espérant que vous avez apprécié ce petit moment culturel en ma compagnie, car il me tenait à cœur de vous en faire part. -------------------- Tu veux un miracle ? Alors sois le miracle.
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| Zrf |
Aug 13 2008, 12:38
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#31
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-------------------- Inventeur patenté de la Discuthion ©Juin 2007 Grand Maître de la Discuthion ©Juin 2008 |
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Aug 29 2008, 11:42
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#32
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<Insérer votre titre ici>
(ou je n'ai pas d'idée de titre pour ce panégyrique) Il fût un temps où nos ancêtres les gaulois n'existaient pas. Il fût un temps où le parc-mètre et le réveil-matin n'existaient pas. En ces temps bénis les guerres de religions et l'horloge-pointeuse n'avaient pas encore été inventées. En ces temps bénis, on se faisait chier à crapahuter qui la lande, qui la forêt, qui la montagne pour trouver un peu de subsistance car le divin réfrigérateur et la cuisinière n'étaient même pas des concepts dans l'esprit d'un des trop rares inventeurs qui améliorèrent le quotidien sans inventer une nouvelle manière de trucider sont prochain de la manière la plus imbécile et perfide possible. Non mais il faut être un sacré malade mental pour pondre la TVA, la CSG ou plus récemment encore, la formule de calcul des allègements de charge sur les heures supplémentaires qui ne peut être sortie que d'un esprit diabolique corrompu ayant vendu son âme plusieurs fois aux diables les plus perfides des enfers, "blablabla" je m'égare. Bon, revenons au propos initial qui, tout le monde l'aura compris, concerne une certaine hygiène fondamentale lors de l'évacuation de déchets organiques fertilisants. Le dit fondement n'avait pas l'heur de laisser tranquille nos braves ancêtres du moment, irrité parfois par une racine avariée ou quelques menus problèmes gastriques, la liqueur alors évacuée s'accrochait et démangeait notre pauvre parent. Sans compter que même en temps normal, les amas pouvaient généré le même effets et courir dans l'herbe les bras écartés n'était pas toujours efficace. En effet, il fallu une découverte fortuite (comme beaucoup de découvertes ayant réellement fait progresser l'humanité dans le bon sens) pour calmer les ardeurs irrationnelles. Dans un vallon vallonné encaissé verdoyant et un jour de printemps, parmi les sauterelles chantantes et les fourmis œuvrantes (celle de ces temps reculés, suivez), notre inventeur courrait donc dans l'herbe les bras écartés lorsqu'il tombât (personne n'a compris comment à ce jour, on suppose que la démangeaison était telle que les larmes embuaient les yeux de notre génial inventeur - saviez-vous que découvrir un trésor confère le titre d'inventeur ? C'est pareil ici) dans une petite retenue d'eau gazouillant au bas d'une cascade. Le temps de se débattre un peu pour chasser l'eau et les supposées larmes dans une eau peu profonde pour rejoindre la rive, le miracle de l'invention avait fait son office. Les irritations fondamentales avaient disparues et c'est un ascendant soulagé qui émergea de l'onde claire. Éberlué, notre inventeur renouvelât plusieurs fois l'expérience pour valider la méthode et finît par faire partager sa découverte aux autres, l'argent n'ayant pas encore été inventé, il ne risquait pas d'être perverti par de vulgaires idées de brevets, bénéfices, merchandising, marge brut, taxe professionnelle et autre marketing, cible stratégique, taux de change, segmentation de marché ou entubage de masse... Le soulagement apporté donnât son son au lieu : "La Paix du Cul". Un autre nom fût en concurrence un moment mais il ne résistât pas à l'usage courant et à la guerre des standards de l'époque : "Le lieu des anses" qui rappelait la curiosité géographique locale. La fréquentation de plus en plus fréquente de ce lieu entraînât plusieurs évolutions des mœurs et de la flore locale qui fût mise à contribution pour contribuer à la contribution à cette invention. Une personne fût chargée de réguler le trafic en ce lieu. L'usage en vigueur imposait de se présenter au Gardien de la Paix et de demander "Allô ?" en agitant la branche d'un certain arbre à l'entrée. Lorsque le vigile répondait "Evera !", la première personne de la file pouvait entrer dans les lieux. L'arbre fût nommé ? Non pas téléphone, mais Aloès Vera, c'était facile pourtant. Un autre arbre a développé une capacité de production de feuilles impressionnante, les autochtones en profitèrent donc allègrement. Ces feuilles avaient la particularité d'apaiser et de les soustraire à un péril solitaire ennuyeux, il fût donc baptisé "Paix qui Tue le Ténia" ou en abrégé Pétunia. Une autre plante décidât de parfumer les lieux afin de couvrir certaine fragrance délicate... "Ça anisette". Ceux qui n'ont pas compris que je discourrais sur l'invention du PQ et des toilettes peuvent sortir, j'ai fini. Ou presque, le nom de l'inventeur est parvenu jusqu'à nous. Car sa découverte lui a valu son nom qui une fois traduit signifie : "J'Ai COnnu la BAIgnaDE et le LAvement du FONdement" ou en abrégé "JacobéDelafon" qui est encore vénéré de nos jours. Allez, pour les clicomaniaques : ![]() Papier toilette - Information (moins ?) sérieuse Toilettes [EDIT 08/2009 - Mais pourquoi il manquait la moitié du texte ? Bon, c'est rétabli en espérant qu'il ne manque rien...] -------------------- Inventeur patenté de la Discuthion ©Juin 2007 Grand Maître de la Discuthion ©Juin 2008 |
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Oct 13 2008, 13:04
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#33
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En jaune et nouare !
ou un nouveau scénario catastrophe qui pourrait intéresser HollyWood Imaginons un monde sans abeilles. Un monde ou la science aura eu raison de ces insectes (Règne : Animalia / Embranchement : Arthropoda / Classe : Insecta / Superordre : Endopterygota / Ordre : Hymenoptera / Sous-ordre : Apocrita / Infra-ordre : Aculeata / Super-famille : Apoidea / Merci qui ? : Merci Wiki !) Le cadre étant posé, voyons maintenant les conséquences liées à cet état de fait. En premier lieu, plus de miel. Et là la catastrophe commence car sans miel, pas de lune de miel (baisse du tourisme), plus possible d'appâter les ours avec du miel, ni même les mouches. On aura l'air malins à essayer d'attirer les mouches avec du vinaigre et Jean-Jacques Annaud sera obligé de réécrire le début de l'un de ses films culte. Sans compter la crise dans un célèbre restaurant rapide, plus de sauce miel-moutarde ni de sauce moutarde-miel, imaginez l'horreur indicible de l'absence totale de miel. Certains l'ignorent surement, mais les MIEL (ou Matériels Informatiques Et Logiciels) sont fabriqués par les abeilles depuis des générations. Ah, je vois que certains commencent à tiquer et comprendre que ce péril est grave et risque de nuire fortement à leur capacité d'informations et de communication technologiques. Hé oui, l'informatique toute entière est en danger à cause de l'inconscience de quelques uns qui font passer les bénéfices financiers avant tout. Au fait, connaissez vous les Matériels Individuels Electroniques Lavant et Essorant (ou Miele) ? Passons maintenant à la disparition conjointe de la cire. Plus d'épilation à la cire, plus de produits ménagers à la cire, et j'en passe. Et plus de CIRE (Cellules InterRégionales d'Epidémiologie). Entrevoyez-vous la catastrophe sanitaire se profiler à l'horizon ? Ni de Contrat Individuel de Réussite Éducative, diantre, une horreur de plus. En résumé : plus d'informatique, plus d'internet, plus d'électronique tout court, moins de tourisme, des risques sanitaires accrus, et des risques d'échec scolaire en augmentation. Les abeilles sont nécessaires au bon fonctionnement de notre monde moderne. Sans elles, la barbarie et l'anarchie reviendront semer la zizanie parmi nous. Sauver les abeilles, c'est nous sauver. Je passe rapidement sur les problèmes de pollinisation => plus d'abeilles => moins de plantes fécondées => moins de nourriture => ... => Et qui seront les cons en haut de la chaîne alimentaire avec leur carburant bio qui ne se mange pas ? Boire du pétrole même lampant, non merci ! Et nous arrivons sur les problèmes de ventilation... Hé oui, le réchauffement climatique, d'où vient-il ? Tout simplement du nombre d'abeilles en diminution. Une abeille bat beaucoup des ailes, cela génère les courants d'air (vous savez désormais d'où vient le vent). Et il est reconnu qu'un courant d'air rafraichit, c'est évident, sinon à quoi serviraient ces milliers de ventilateurs ? Ah, j'en vois qui imaginent déjà à remplacer les abeilles par des ventilateurs. Vous avez déjà oublié l'électronique vous. Sans compter qu'un ventilateur, vulgaire appareil artificiel, chauffe, donc pour refroidir il faut tourner plus vite, donc chauffer plus, donc... Voici venir la spirale infernale. D'ailleurs, avez-vous remarqué que les abeilles hibernent ? Quand elles ont suffisamment refroidi, elle se reposent car elles savent qu'il faudra recommencer. Afin de ne pas trop vous traumatiser par cette version apocalyptique, terminons par une note optimiste : la disparition des pull en laine. Je vous laisse deviner quelle pensée tordue m'a traversée l'esprit pour réussir à faire le lien entre "pollen" et "pull en laine" et toutes les catastrophes qui pourraient en découler dans le cadre de cette discuthion. Petit indice pour comprendre : l'été est la pire des saisons pour Pépé et l'hiver est fort agréable. Disclaimer : Comme d'habitude, je ne vais pas me répéter à chaque fois de toute façon qui lit ma prose franchement ? Addendum : A part les acronymes inventés (il n'est pas nombreux), les acronymes cités existent bel et bien, le danger est donc réel. [EDIT 08/2009 - Mais pourquoi il manquait la moitié du texte ? Bon, c'est rétabli en espérant qu'il ne manque rien...] -------------------- Inventeur patenté de la Discuthion ©Juin 2007 Grand Maître de la Discuthion ©Juin 2008 |
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Dec 5 2008, 12:53
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#34
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Lunch Time !
J'ai faim ! Intéressons nous un peu à la gastronomie et plus particulièrement à un célèbre plat ravissant les petits et les grands : L'œuf sur le plat. Il est à noter qu'il existe d'autres locutions pour le désigner : "Œuf au plat", "Œuf sur le pouce", ... mais la recette de base reste la même : cuire un œuf fraîchement cassé. Par souci de simplification, considérons que plat désigne tout ustensile permettant de faire cuire des aliments, poêle, casserole, faitout, couscoussière, bouilloire, fer à repasser... La préparation traditionnelle de l'œuf sur le plat consiste à casser le dit oeuf dans une poêle chauffée, et c'est là le problème, cette recette largement répandue est une aberration monumentale. Il est bien précisé sur le plat, pas dans le plat. Apprenez-le aujourd'hui, il faut retourner la poêle pour réussir la recette sous peine de ne faire qu'une simple imitation de la recette authentique. Vous pouvez faire l'expérience avec divers plats, vous vous apercevrez vite qu'il est nécessaire de retourner le plat pour que la mention "sur le plat" soit validée. Vous aurez noté la difficulté de l'entreprise, intéressons-nous à ces vils individus qui par fainéantise et facilité ont détourné le plat d'origine et ont entretenu la confusion pendant des siècles en inventant l'œuf au plat. Hé oui, les sirènes du marketing frappaient déjà et faisaient prendre des vessies pour des lanternes, l'œuf au plat a dévoyé une belle tradition en omettant volontairement l'obligation d'être sur le plat. Et le travail de sape a parfaitement fonctionné puisque tout le monde est persuadé que l'œuf au plat et l'œuf sur le plat sont la même chose. Un œuf sur le plat est un œuf au plat, mais l'inverse n'est pas vrai. Passons maintenant à quelques variantes d'œuf sur le plat qui ont vu le jour. Une voiture dans le désert en plein jour ? Cassez un œuf sur le toit et vous obtiendrez un œuf sur le plat. Un chauve fiévreux ? Cassez un œuf sur son crane et vous obtiendrez un œuf sur le plat. Un fer à repasser (je suis sûr que vous vous être demandé pourquoi il apparaissait dans les plats permettant de cuire) retourné ? Cassez un œuf sur la semelle et vous obtiendrez un œuf sur le plat. Un radiateur en surchauffe ? Cassez un œuf dessus et vous obtiendrez un œuf sur le plat. Comme vous le voyez, cela peut être réalisé de diverses manières, seul le lent travail d'hommes sans scrupules a réussi à imposer de cuisiner dans une cuisine, de préférence toute équipée, et que cuisiner hors d'une cuisine soit une rare exception. Je remercie "qui de droit" (il se reconnaîtra) pour notre conversation sur les cuissons des œufs sur le plat que nous avons vu dans certains films. J'ai vraiment adoré le coup du fer à repasser coincé dans un étau pour faire un œuf sur le plat, tout comme il a particulièrement apprécié la méthode sur crane qu'il se propose d'essayer. -------------------- Inventeur patenté de la Discuthion ©Juin 2007 Grand Maître de la Discuthion ©Juin 2008 |
| Don-Yool |
Dec 5 2008, 18:52
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#35
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L'absence de faim est un drame sur lequel nul ne s'est penché. Mais notre ami Zrf vient de corriger ce MALENTENDU.
Après un temps d'absence sur ce sujet, je vais vous parler aujourd'hui de L'OPINION. Notre vie est une OPINION. Avoir une opinion, c'est affirmer, même de façon sommaire, la validité d'une conscience subjective limitée dans son contenu de vérité. La manière dont se présente une telle opinion peut être vraiment anodine. Lorsque quelqu'un dit qu'à son avis, le nouveau bâtiment de la faculté a sept étages, cela peut vouloir dire qu'il a appris cela d'un tiers, mais qu'il ne le sait pas exactement. Mais le sens est tout différent lorsque quelqu'un déclare qu'il est d'avis quant à lui que les Juifs sont une race inférieure de parasites, comme dans l'exemple éclairant cité par Sartre de l'oncle Armand qui se sent quelqu'un parce qu'il exècre les Anglais. Dans ce cas, le "je suis d'avis" ne restreint pas le jugement hypothétique, mais le souligne. Lorsqu'un tel individu proclame comme sienne une opinion aussi rapide, sans pertinence, que n'étaye aucune expérience, ni aucune réflexion, il lui confère - même s'il la limite apparemment - et par le fait qu'il la réfère à lui-même en tant que sujet, une autorité qui est celle de la profession de foi. Et ce qui transparaît, c'est qu'il s'implique corps et âme; il aurait donc le courage de ses opinions, le courage de dire des choses déplaisantes qui ne plaisent en vérité que trop. Inversement, quand on a affaire à un jugement fondé et pertinent mais qui dérange, et qu'on n'est pas en mesure de réfuter, la tendance est tout aussi répandue à le discréditer en le présentant comme une simple opinion. L'opinion s'approprie ce que la connaissance ne peut atteindre pour s'y substituer. Elle élimine de façon trompeuse le fossé entre le sujet connaissant et la réalité qui lui échappe. Et l'aliénation se révèle d'elle-même dans cette inadéquation de la simple opinion. C'est pourquoi il ne suffit ni à la connaissance ni à une pratique visant à la transformation sociale de souligner le non-sens d'opinions d'une banalité indicible, qui font que les hommes se soumettent à des études caractérologiques et à des pronostics qu'une astrologie standardisée et commercialement de nouveau rentable rattache aux signes du zodiaque. Les hommes ne se ressentent pas Taureau ou Vierge parce qu'ils sont bêtes au point d'obéir aux injonctions des journaux qui sous-entendent qu'il est tout naturel que cela signifie quelque chose, mais parce que ces clichés et les directives stupides pour un art de vivre qui se contentent de recommander ce qu'ils doivent faire de toute façon, leur facilitent - même si ce n'est qu'une apparence - les choix à faire et apaisent momentanément leur sentiment d'être étrangers à la vie, voire étrangers à leur propre vie. La force de résistance de l'opinion pure et simple s'explique par son fonctionnement psychique. Elle offre des explications grâce auxquelles on peut organiser sans contradictions la réalité contradictoire, sans faire de grands efforts. A cela s'ajoute la satisfaction narcissique que procure l'opinion passe-partout, en renforçant ses adeptes dans leur sentiment d'avoir toujours su de quoi il retourne et de faire partie de ceux qui savent. -------------------- ![]() |
| Zrf |
Aug 26 2009, 12:53
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#36
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Chers fidèles,
La vraie vie étant particulièrement chrono-phage mes visites au Temple sont devenues une denrée rare. Non que la flamme de la dispersion savoiristique se soit éteinte, elle est toujours vaillante, mais le temps de la rédaction et de la relecture est désormais clairsemé parmi mes diverses activités quotidiennes. Ajoutez à cela la crise qui a bon dos pour expliquer tous les malheurs du monde et vous comprendrez. Mais le temple est toujours debout prêt à accueillir les fidèles et les prêcheurs pour le bonheur de tou(te)s. Amèn[e ton cul cela va commencer] ! Pitance Informatique ? Encore et toujours la nourriture Abordons aujourd'hui un sujet passionnant qu'est la mangeaille informatique. Afin d'entrer tout de suite dans le sujet prenons un exemple tiré d'un célèbre magasine qui expliquait pas à pas comment remplacer sa carte graphique par une saucisse de Morteau ? (cf. Fluide Glacial - HS 9). L'idée vous paraît-elle farfelue ? De base elle peut sembler l'être car en effet il serait plus judicieux de remplacer l'alimentation par une saucisse de Morteau. Mais avant d'aller plus avant, regardons un peu les chiffres. Commençons doucement, avec un simple 1 Watt-heure (Wh) = 3600 Joules (J). Cela est une égalité connue internationalement et personne ne l'a jamais remise en cause car elle s'est toujours avérée exacte grâce aux mystères de la physique énergétique. Passons quelques étapes et arrivons sans surprise à l'égalité 1 calorie (cal) = 0,0011639 Wh. Je me dois ici d'apporter quelques précisions afin que nulle confusion se fasse dans vos esprits éclairés. Il existe deux unités baptisées calorie. En nutrition, calorie est symbolisé par Cal, et en énergie par cal. La différence est très subtile comme vous allez le constater car 1 Cal = 1 kcal, ou en version complète une Calorie est égale à un kilo-calorie. Un simple rapport de 1000 en résumé, beaucoup plus simple que les imbécilités informatiques entre ko/kio, Go/Gio, To/Tio... ceci est un autre débat. Revenons maintenant à nos saucisses et à l'information que tout le monde attend avec impatience : 100g de saucisse de Morteau = 320 Cal (ou kcal). Ce qui nous met la saucisse de Morteau à 372,16 Wh. Un calcul plus tard on s'aperçoit qu'avec 188g de saucisse de Morteau on atteint les 700 Wh. N'est-ce pas génial ? Voici un moyen écologique de remplacer toutes ces alimentations non-biologiques par du biologique. Les industriels sont très forts pour vous persuader que leurs produits hautement technologiques sont les meilleurs, et voilà une nouvelle preuve que l'on peut faire aussi bien de manière plus simple et beaucoup moins onéreuse. En bonus, la vraie saucisse de Morteau est 100% bio-dégradable. Que des bénéfices à la clé. Et avez-vous pensé au fait que si la saucisse grille, vous pouvez la manger et la remplacer aisément ? Prenons l'option truite pour essayer. 100g de truite = 151 kcal. La truite est donc à 175 Wh, il faut donc 400g pour atteindre les 700 Wh. Soyons fous et tentons le roquefort, si je vous fais les 100g à 370 kcal, il faut donc 163g pour les 700 Wh. Terminons par un mets exquis : 100g de sushi à 164 kcal. Je vous laisse faire le calcul. Amusons nous maintenant avec une question existentielle que tout le monde se pose : Quelle est l'unité de mesure de la puissance des super-héros (ou assimilés) ? Aussi incroyable que cela soit, la réponse se trouve sur... wikipédia. En recherchant quelque peu, nous trouvons un article fort intéressant : Préfixes binaires. Là le déclic doit vous titiller le cerveau. Non ? Revenons alors sur une subtilité oubliée de la Sainte Guerre. Le nom réel d'un certain héros de ces temps anciens dans une lointaine galaxie était The Yobi One Kenobi que l'on peut traduire imparfaitement par "Kénobi l'unique Yobi". Le temps a peu à peu transformé son nom en Obi-Wan Kenobi, nom qui devrait éveiller quelques souvenirs. Sans transition nous arrivons donc à la réponse tant attendue : 1 Yobi (unité clairement chiffrée) multiplié par 1 Kénobi (unité non encore clairement chiffrée même pifométriquement mais supérieure au Yobi). En prenant The Yobi One Kenobi comme base unitaire, seul Chuck Norris à une puissance supérieure à 1. C'est vous dire la grandeur de cette unité de mesure de puissance. (Hop, une imbécilité informatique qui obtient une utilité - ça c'est fait - vive la discuthion.) Je vous laisse trouver où cela pêche, si nécessaire, un indice se trouve sur cette page Sinon un autre lien pour les gastronomes intéressés : Par ici -------------------- Inventeur patenté de la Discuthion ©Juin 2007 Grand Maître de la Discuthion ©Juin 2008 |
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